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CADAUREILLE, Céline, « Les scripts secrets des fantasmes sur papier glacé – Le fétichisme des revues Bizarre et Maniac »


 Actes du colloque « Photolittérature, littératie visuelle et nouvelles textualités », sous la dir. de  P. Edwards ; V. Lavoie ; J-P. Montier ;  NYU, Paris, 26-27 octobre 2012.


*Les images de la revue Bizarre sont reproduites avec l’autorisation du site www.30sg.com et les images de la revue Maniac avec l’aimable autorisation de Gilles Berquet. L’utilisation commerciale de ces images est strictement interdite.


Résumé : Le fétichisme s’est particulièrement fait connaître grâce à la revue Bizarre que John Willie a conçue et diffusée aux Etats-Unis entre 1946 et 1957. On découvre dans cette revue des dessins et des photographies de femmes fatales. On trouve également des textes qui sont en grande majorité des documents se présentant comme des « lettres de lecteurs ». Ces textes semblent venir renforcer la fiction érotique, mais pourtant rien ne nous permet de croire que ces écrits sont réellement des retours d’expériences. Seule la photographie est vraie, même mise en scène, elle nous rappelle que cette scène a vraiment eu lieu, que ces femmes se sont réellement dénudées pour un photographe… La photographie devient ici une surface de contact qui capture l’image de la femme inaccessible, un fragment de désir, un fétiche véhicule du fétichisme. En mettant en parallèle la revue Maniac de l’artiste français Gilles Berquet, nous observerons comment le fétichisme se perpétue à travers les pages de ces revues et dans le secret de ces scripts érotiques.


mots-clés : fantasme, érotisme, fétichisme, script érotique, ligotage



Pour citer cet article : CADAUREILLE, Céline, « Les scripts secrets des fantasmes sur papier glacé – Le fétichisme des revues Bizarre et Maniac », actes du colloque « Photolittérature, littératie visuelle et nouvelles textualités », sous la dir. de  P. Edwards ; V. Lavoie ; J-P. Montier ; NYU, Paris, 26 & 27 octobre 2012, publié sur Phlit le 18/06/2013.
url : http://phlit.org/press/?p=1914





 


Les scripts secrets des fantasmes sur papier glacé

Le fétichisme des revues Bizarre et Maniac


 


La notion de fétichisme sexuel apparaît presque en même temps que la photographie. Ce terme est cité en 1842 dans le vocabulaire psychiatrique de Jean Esquirol et il est repris un peu plus tard, en 1887, par Alfred Binet dans la Revue philosophique « Le Fétichisme dans l’amour. Etude de psychologie morbide ». Ce dernier explique que nous sommes potentiellement tous fétichistes en amour, particulièrement lors de la cour, quand les désirs sont encore frustrés. Notre désir de possession peut alors se reporter sur un élément inanimé, une chaussure ou encore un tissu qui entretenait un contact intime avec le corps de l’être aimé. La littérature du XIXe siècle a porté de nombreux textes dans lesquels résonnent ces dérives érotiques. Les impulsions fétichistes apparaissent dès 1869 dans le chef d’œuvre de Sacher Masoch intitulé La Vénus à la fourrure, avec cette femme qui porte des fétiches des fourrures, des bottes et un fouet. Le fétichisme du pied et de la chaussure paraît presque symptomatique de ce fétichisme. On le retrouve quelques années après la publication du texte d’Alfred Binet, en 1900, dans le roman d’Octave Mirbeau intitulé Le journal d’une femme de chambre où il décrit des séances équivoques dans lesquelles les bottines attirent toute l’attention sexuelle. A cette époque, le fétichisme se manifeste dans de nombreux textes littéraires[1] mais également dans des productions photographiques.


Si la chaussure semble être le fétiche symptomatique du fétichiste, nous verrons que la photographie peut également se lier à ces désirs un peu particuliers. Elle va devenir peu à peu le témoin de cet étrange amour, de ces mises en scène qui restent calfeutrées dans l’intimité des chambres à coucher. Les amateurs de belles bottines et de jolies femmes vont réaliser des photographies qui cadrent au plus près de l’objet désiré. Le médium photographique va fragmenter l’image du corps féminin pour ne présenter que la cambrure d’une chaussure ou bien la proéminence des seins, des fesses ou d’un sexe…  Dès le début du XXème siècle, nous trouvons des revues qui présentent ces photographies licencieuses accompagnées de textes qui ont généralement peu de qualités littéraires. Dans cette étude, nous observerons les travaux de John Willie et de Gilles Berquet, en nous concentrant sur leurs revues respectives et fétichistes intitulées Bizarre et Maniac. Nous chercherons à comprendre l’interaction qui existe entre les textes et les photographies pour mieux appréhender la structure qui soutient le projet de ces revues et le charme magique qui émane de ces pages.


 


de la revue Bizarre, n°7, 1952. (source : www.30sg.com)


La revue Bizarre de John Willie


John Willie, alias John Alexander Scott Coutts (né en Angleterre en 1902, mort en 1962) est un photographe et illustrateur qui se marie à Holly Anna Faram, son modèle, mais aussi sa muse. Une fois installé aux Etats-Unis, il emprunte le nom de Willie qui signifie en argot anglais zizi. Il décide là-bas de produire de manière artisanale une revue spécialisée pour laquelle il fait tout lui-même : il dessine, photographie, écrit, imprime et diffuse… En 1946, le premier numéro de la revue Bizarre apparaît pour le grand plaisir des fétichistes des pieds et de la chaussure. Il s’agit d’un petit format (13,5 cm par 21 cm) que l’on peut diffuser en toute discrétion, il se glisse facilement dans une enveloppe pour être distribué par voie postale : il fait environ 48 pages, le papier est fin et il est relié par deux agrafes. Ainsi, entre 1946 et 1957, il va publier de manière irrégulière et clandestine vingt-six numéros qui aborderont différents thèmes du fétichisme et vont populariser l’art du ligotage.


 


Bizarre, les documents photographiques et textuels d’amateurs 


La revue Bizarre[2] s’ouvre sur une note de l’éditeur. John Willie présente généralement le thème avec un humour qui lui est caractéristique et fait également des appels à contribution auprès des lecteurs. Car sa revue est en partie participative, sous l’intitulé « Correspondance » elle diffuse des photographies et des textes se présentant comme des « lettres de lecteurs ». Des lettres qui racontent dans les moindres détails des expériences bizarres et des désirs fétichistes. Des textes qui viennent alimenter la fiction érotique, en renforçant l’aspect vécu des scènes d’amateurs… Pourtant rien ne nous force à croire que ces écrits sont réellement des retours d’expériences et il semblerait que Willie introduisait de vraies fausses lettres dans ces correspondances. Il s’agit d’un savant bricolage qui rapproche des images à des textes témoins pour aiguiser le désir du lecteur. Ces témoignages textuels ou photographiques ont tout de même leur importance car ils semblent rendre plus tangibles ces femmes, ils ajoutent comme une plus-value érotique en restant en contact avec la réalité des lecteurs. Malgré les efforts de John Willie pour rassembler des textes et des témoignages de ces lecteurs, ce qui fait l’identité de la revue Bizarre, ce sont les images… Le texte peut en effet nous sembler marginal et décevant par rapport à la photographie qui est plus structurante et paraît aussi plus véritable.


Page extraite de la revue Bizarre, n°7, 1952. Photographie et dessin de John Willie (source : www.30sg.com)


Car même mise en scène, la photographie nous rappelle que cette scène a vraiment eu lieu dans cette chambre, pour reprendre le noème de Roland Barthes, que « ça a été[3] » réalisé devant un homme et un appareil. Le lecteur occupe la position de voyeur, il est celui qui voit sans être vu. Il observe ce qui se passe dans les chambres des autres sans jamais rentrer dans cet espace. La photographie devient la surface de contact qui capture l’image de la femme, elle renferme un fragment de réalité et devient par là même une sorte de fétiche. Les photographies de John Willie deviennent des fétiches qui véhiculent le fétichisme, des images que l’on peut posséder, que l’on peut consulter afin de renouveler la même excitation.





Bizarre, désirs et scripts secrets


Si nous nous remettons dans le contexte des années 40, ce genre de revue ne se lisait que d’une main… Dans son texte sur La dynamique des troubles érotiques, Robert Stoller ajoute à la dimension du fétiche (de l’objet et de l’image) le concours d’un script. Il écrit que :


« Si nous voulons découvrir la forme précise que prend l’excitation érotique de quelqu’un, nous devons commencer par les scripts, par ce que la personne éprouve subjectivement. »[4]


Mais il est pourtant impossible de comprendre avec exactitude ce script puisqu’il s’éprouve de manière personnelle en s’appuyant sur des émotions, des souvenirs, des éléments codés, complexes et secrets… Le terme cité par Robert Stoller du « script » peut nous renvoyer au champ lexical du cinéma. En cinéma, le script se caractérise par une absence de scénario, il n’y a pas de narration, de fil conducteur. Le script s’attache au détail de la mise en scène, aux données techniques et reste ainsi à la surface de l’histoire tout en y participant. Si nous transposons, le lecteur va ici occuper la place du metteur en scène, il va pouvoir s’appuyer sur ce script pour construire sa fiction érotique, pour mettre en scène ses fantasmes personnels et faire son propre cinéma.


« Bal masqué », page extraite de la revue Bizarre, n°7, 1952. Photographie et dessin de John Willie (source : www.30sg.com)


Toutefois, on repère dans la revue Bizarre différentes trames érotiques, par exemple le bal masqué, la fête qui tourne mal, la punition (souvent une brune qui corrige une jolie blonde ingénue[5]), la femme objet mais on trouve aussi des fictions délirantes concernant par exemple des amputations accidentelles ou désirées… Malgré ces trames récurrentes, ces scripts ne paraissent jamais vraiment figés, un espace reste ouvert comme pour accueillir la fantaisie érotique du lecteur. Ces scripts semblent vouloir se renouveler à travers l’imaginaire du fétichiste, à travers ce qu’il « éprouve subjectivement ». Aussi l’interaction qui existe, dans la revue Bizarre entre les textes et les photographies, vient provoquer la stimulation de cet imaginaire en s’appuyant en partie sur les émotions mais également sur les frustrations du lecteur.


On peut en effet considérer la frustration comme un élément moteur du désir fétichiste et de cet imaginaire érotique. Car finalement, rien ne nous est vraiment donné à voir dans ces photographies, il n’y a rien de pornographique, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de rapports sexuels ou sadomasochistes visibles… On ne peut qu’imaginer, d’après les textes et la complicité que l’on suppose entre le modèle et le photographe, ce qui se passe dans l’intimité de ces chambres, avant ou après la prise de vue. La scène recherchée reste hors champs et déborde ainsi de l’image. On remarque d’ailleurs dans les marges de la revue Bizarre, près des bords de ses photographies, les commentaires de l’auteur qui nous interpelle et nous égare vers d’autres histoires. La revue Bizarre est particulièrement intéressante car elle paraît constituante du fétichisme, elle a imposé un style très fort qui a influencé de nombreuses revues spécialisées comme par exemple Exotique, Bound, Atomage, mais aussi des artistes contemporains tels que Gilles Berquet.


 


La revue Maniac de Gilles Berquet


Gilles Berquet est un artiste français né en 1956. Il a suivi une formation artistique aux Beaux-Arts où il faisait alors de la peinture plutôt abstraite puis, à la sortie de l’école, sa pratique s’oriente vers la photographie. Ses premières séries photographiques sont fortement influencées par un érotisme qui sublime le corps féminin avec une esthétique fétichiste proche de John Willie et de Pierre Molinier. Il partage cet amour du pied, de sa cambrure et de la chaussure à très haut talon. Entre 1989 et 2002, il produit ses photographies dans son appartement parisien[6]. Cet intérieur cossu d’appartement bourgeois est longtemps apparu comme un élément typique de son œuvre. Il suffisait presque de reconnaitre les moulures et le parquet de cet espace intime pour savoir qu’il s’agissait bien d’une photographie de Gilles Berquet. C’est durant cette période artistique, en 1994, que le photographe décide de réaliser parallèlement à sa pratique une revue en hommage à John Willie…


 


Maniac pour garantir le fétichisme


S’appuyant sur l’extraordinaire collection de photographies coquines de son éditeur Alexandre Dupouy, Gilles Berquet devient rédacteur en chef de la revue intitulée Maniac des éditions Astarté[7]. Au départ, cette revue avait pour projet de partager ces images peu accessibles avec d’autres amateurs de scènes érotiques et fétichistes (Internet n’était pas encore ce qu’il est aujourd’hui et les revues telles que Démonia n’était pas à leur goût). Gilles Berquet se prend alors au jeu, souhaitant poursuivre l’œuvre de John Willie, il crée presque une réplique de Bizarre et présente sa revue comme « une revue d’amour critique ». Il choisit un format très proche du A5 de Willie et utilise un papier ivoire plutôt que blanc, afin d’entrainer une impression de papier usé ou jauni. Le premier numéro de Maniac est un véritable hommage à John Willie et présente en couverture une aquarelle alors inédite du « maître ».



Au départ, la revue Maniac est assez proche de la revue Bizarre, elle mêle au travail de Berquet des dessins et des photographies de Willie mais aussi de fétichistes amateurs. On retrouve ici ce même intérêt pour les photographies amateurs et les lettres anonymes. Comme Bizarre la revue Maniac va paraître de manière irrégulière entre 1994 et 2004 (date du dernier numéro) et, au fur et à mesure des numéros, la revue va s’affirmer artistiquement. Gilles Berquet va s’entourer d’autres artistes et amis pour aborder différents thèmes comme les dominatrices, la nourriture, les machines désirantes… Il diffusera des poèmes de Marie-Laure Dagoit mais aussi des dessins de Mirka Lugosi[8], son modèle et sa compagne dans la vie. A partir des numéros 8 et 9, le texte se fera plus rare mais les interactions entre les mots et les images seront plus fortes. La visualité des mots s’inscrit à travers ces pages avec des compositions binaires qui confrontent les images et les mots dans d’intéressants jeux de vis-à-vis.


Maniac extraits de revues



La double page du numéro 9 s’inspire directement des phrases de préventions qui apparaissent en France, en 2003, sur les paquets de cigarettes. Dans l’encadré noir viennent s’inscrire les mots « VIVRE IVRE » comme sous l’effet d’une symétrie axiale, un effet de miroir qui accole ces deux corps de femmes en joie. Si le texte est réduit au minimum dans ce dernier numéro, le script érotique n’en paraît pas pour autant embarrassé. Ce script semble soutenu par la trame photographique et se développe à travers la succession des pages, dans une suite de scènes vécues et de face-à-face bavards.


Page 22 de la revue Maniac n°9 (2004). Photographie anonyme USA vers 1950. (éd. Astarté)


La photographie nous donne « la preuve que c’est vrai », l’expérience vécue qui va inspirer nos propres rêveries charnelles. Gilles Berquet s’exprime lors d’une interview en 2009, au sujet de la fiction érotique avec une ambigüité significative. Il dit : « Il faut essayer de raconter une histoire qui n’en est pas une, avec une seule image fixe[9] ». C’est-à-dire qu’il y a dans ses photographies une tension qui s’impose sans intrigue narrative, sans forcément avoir recours au texte… Ainsi, les derniers numéros de Maniac se démarquent de la revue Bizarre, puisque le texte disparait peu à peu pour donner plus de place à la photographie.


Gilles Berquet est avant tout un photographe mais il reconnaît une affection particulière pour la forme du livre et a ainsi réalisé de nombreux livres d’artiste. Par exemple, pour ne citer que quelques titres, La parade fantôme, Blow up session, Le Banquet, Parfum mécanique, ou encore Défense d’ouvrir. Avec lui, le livre s’ouvre sur un espace intime, un espace de projection illimité qui peut emmener l’imaginaire érotique du lecteur à travers la succession des pages et l’assemblage des images…


 


 


Pour conclure, nous ne pourrons éviter de parler de cette collection de corps dénudés, de ces femmes qui se prêtent au jeu, le temps de la prise de vue, pour devenir sur le papier des femmes fatales… Paul Ardenne s’est lui-même interrogé sur le statut de ces représentations érotiques, il a écrit au sujet des photographies de Gilles Berquet ceci :


« (…] de quel corps au juste est-il question ?, — du corps comme sexe ou comme texte ?, du corps comme chair ou comme image ?, du corps comme matière maîtrisée ou comme substance irrémédiablement énigmatique, tirée sans trêve du côté du secret ? »[10]


Nous n’aurons pas la prétention de répondre à ces questions, mais seulement de faire résonner le mot sacré avec le mot secret… Car il ne faut pas oublier que le terme fétichiste fut d’abord utilisé pour désigner un adepte religieux, un superstitieux avant de définir une orientation sexuelle ! Si la photographie et l’origine du terme fétichisme sont contemporains, on peut se demander quelles relations et influences ils entretiennent entre eux. Car la photographie semble être partie prenante de cette orientation sexuelle. Elle est devenue dans ces revues l’image fétiche, celle que l’on peut tenir entre ses mains, que l’on peut caresser et posséder. Ces images de corps, ces fragments de réalité vont être conservés dans ces petits fascicules de papier. Le livre fermé devient ainsi l’écrin qui contient ces morceaux sacrés mais, une fois ouvert, les pages dépliées sont alors l’écran, l’écran de projection de nos scripts secrets, de nos fantasmes réinventés. Dans ces livrets, image réelle et imaginaire s’entremêlent pour nous faire goûter du bout des doigts cette mécanique érotique, ce fétichisme qui se perpétue à travers les pages. On peut ainsi percevoir dans cet érotisme un effet prodigieux qui nous rappelle que le mot français « fétiche » provient du portugais « feitiço », qui signifie « charme magique[11] ». La photographie développe dans ce contexte ces charmes emprunts de réalité qui suscitent dans un même mouvement le désir et la fascination.


Céline Cadaureille

Laboratoire LLA-Créatis

Université de Toulouse Le Mirail


 


Notes




  1. A ce sujet, voir l’ouvrage de Paul-Laurent Assoun, Le fétichisme, éd. Presses Universitaires de France, Paris, 1994. []
  2. La revue Bizarre est devenue rare mais l’on peut consulter des exemplaires numérisés sur le site : www.30sg.com. []
  3. Pour reprendre le noème de la photographie par Roland Barthes dans La Chambre Claire. []
  4. Robert Stoller, « Dynamique des troubles érotiques » in Les troubles de la sexualité, éd. PUF, Paris, p. 119. []
  5. La différence qui est faite entre les blondes et les brunes peut nous rappeler les codes manichéens que l’on retrouve généralement dans les contes de fées. La blonde étant du côté du bien et la brune du côté du mal. []
  6. L’adresse de son appartement était bien dans le 14ième arrondissement, au 56 rue des plantes et non au 97 rue des plantes comme le titre de son catalogue publié en 1997 semble l’indiquer (édition Jean-Pierre Faur). Il souhaitait alors garder son adresse confidentielle et, justement, le numéro 97 n’existait pas dans la rue des plantes. []
  7. On peut trouver les numéros qui ne sont pas épuisés sur le site de l’édition Astarté : www.editionsastarte.com. []
  8. Mirka Lugosi est également artiste et elle élabore parfois des projets communs avec Gilles Berquet. []
  9. Gilles Berquet pour le projet de 42×60, interview n°8, mars 2009, menée par Carole Chichet et Malvina Silberman pour http://42×60.com.  Sur http://www.dailymotion.com/video/x8p0p3_42x60-8-gilles-berquet_creation. []
  10. Paul Ardenne, « Figures de la sexualité dans l’art des années 90 » in Nude or Naked ? Erotiques et pornographies de l’art, textes rassemblés par B. Lafargue, Figures de l’art, Revue d’études esthétiques, éd. Presse Universitaires de Pau, p. 494. []
  11. Plus de détails sur l’origine du terme « fétiche » dans le texte de Jean-Michel Ribettes « La création d’un mot en portugais & français » in Fétiches & Fétichisme, Passage du Retz et éd. Blanche, Paris, 1999. []